mardi 31 janvier 2017

Le jour de la marmotte?

Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini, mais janvier se termine... hélas... et février sonne la fin des vacances pour nous!

Hier, nous avons probablement fait du kayak pour la dernière fois (cette saison)... En grands naïfs que nous sommes, nous avons profité de la très basse marée et de l'absence de vent pour longer les rives du canal jusqu'à Laguna Heights, au cas où notre pédalier n'y serait pas échoué. Rien... évidemment... Même St-Antoine de Padoue ne l'a pas trouvé!

Nous nous préparons mentalement et logistiquement à amorcer notre remontée vers le Québec. Jacques analyse plusieurs fois par jour les déplacements des fronts, de la neige, des vents. Dès qu'une fenêtre de quelques jours se présentera, nous laisserons derrière nous des amis, un bel emplacement, une belle température... Ce qui pourrait même survenir en fin de semaine...

J'ai commencé le rangement des objets que nous n'utiliserons plus (j'en ai encore trop amené...). Jacques doit faire le même exercice avec ses bébelles.  J'ai sorti le foulard et la tuque, les bas, des chandails à manches longues... Il faut se rendre à l'évidence : nous en aurons besoin! Et nul besoin de nous rappeler de prendre notre temps, de rester à la chaleur... Nous savons tout ça... après tant d'années à commettre les mêmes 'erreurs' de timing... parce que je le sais, une fois chez nous, le P'tit me dira qu'on aurait dû attendre, qu'il fait trop froid pour travailler, pour entailler, que les sucres tardent à commencer... et je lui répondrai (en essayant de garder mon calme) qu'il s'est (une fois de plus) énervé pour rien... Vous savez... ce sentiment de vivre (ou revivre) le jour de la marmotte...

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samedi 28 janvier 2017

La jeunesse éternelle, ça existe!

Nous en avons eu (encore) la preuve hier à Donna!

Chuck ne manque aucune occasion
pour serrer une femme dans ses bras!
Nous avons connu ces deux magnifiques personnes, Chuck et Beverly, par l'entremise de Jean et Solange qui sont leurs voisins à Victoria Palms RV Park à Donna, TX. L'été dernier, ces deux fringants octagénaires n'ont pas hésité à partir de l'Iowa avec leur motorisé pour venir saluer Jean et Solange 'cloués' en Estrie par une fracture fémorale. Nous avions alors eu le bonheur et l'honneur de les recevoir chez nous.
Parce que c'est un véritable honneur et un grand privilège que de les connaître. Je ne ferai pas ici un résumé de leur vie toujours très (trop) active de producteurs de maïs et de soya en Iowa (nous ne les connaissons pas encore suffisamment), mais ces deux-là, ils nous réconcilient avec le fait de vieillir. Ils ont une telle vivacité d'esprit, intelligence et philosophie de la vie que nos petits griefs deviennent insignifiants. Ils faut voir leurs yeux briller lorsqu'ils parlent de leurs activités...

Passer les saluer à Victoria Palms était sur notre bucket list. Et comme notre départ approche (trop vite hélas...), il devenait impératif de trouver le temps. Aussi, soyons francs, nous voulions aller au fameux Fish Fry dinner qui a lieu chaque vendredi (en saison) au restaurant du parc.

La pauvre Bev avait la grippe et toussait. Elle n'en avait pas parlé dans notre échange de courriels pour annoncer notre visite. Le front froid s'installait dans la vallée et nous a contraints à rentrer dans leur motorisé. Seule ombre au tableau : ils ont un c-h-a-t..... Ah! ils ont bien tenté par tous les moyens de l'enfermer dans leur chambre et leur salle de bain, mais le simognac en ressortait par on ne sait où... Il (plutôt elle, parce que c'est une femelle) a finalement été se coucher sur le tableau de bord, me laissant respirer un peu et profiter de leur très agréable compagnie.

Nous sommes allés au restaurant en faisant un petit arrêt chez d'autres de leurs amis, des Québécois eux aussi affectés par la grippe (souhaitons que nous ne l'attraperons pas...). Le restaurant était rempli à craquer. On nous a installés dans la vaste et superbe salle de bal attenante. Evidemment, le poisson était délicieux comme d'habitude!

Nous nous sommes quittés avec le projet qu'ils passent nous voir sous peu à Port Isabel. Chuck aimerait bien faire du Hobie... Histoire à suivre!

samedi 21 janvier 2017

Je suis malade.... très malade...

Sans verser dans la psychosomatisation, soyons réaliste... J'en ai tous les symptômes... Le P'tit peut le confirmer... Au moins, ce n'est pas contagieux... Je ne devrais pas en mourir. Juste embarrassant à l'occasion... Lorsque démasquée, je me mets à rougir, à éprouver une (très) légère (et temporaire) gêne, à me justifier (parce que j'ai toujours de bonnes raisons), à faire du déni, avant de me conforter dans cette 'maladie' devenue chronique!

Un célèbre moteur de recherche a mis un nom sur mes symptômes, sur ma maladie : syllogomanie ou thésaurisation pathologique.

« Thésaurisation pathologique » ou « syllogomanie » sont les termes médicaux utilisés pour désigner un trouble qui se caractérise par l’accumulation excessive d’objets inutiles et, le plus souvent, sans aucune valeur marchande. Les personnes souffrant de syllogomanie sont surtout dans l’incapacité à se séparer des objets : les jeter leur est impossible. Dans les formes franches, l’espace vital du domicile se réduit peu à peu jusqu’à ce qu’il devienne difficile voire impossible d’accéder à certaines pièces. (Source :  www.lareponsedupsy.info).

On dit qu'une personne sur cinq souffre de maladie mentale... Je fais partie des statistiques! Bon, c'est dit! C'est avoué! Reconnaître qu'on a un 'problème', c'est toujours ça de gagné...

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Tout ça pour 'justifier' ma tournée, hier, des ropa usada (vêtements usagés en espagnol) de Hidalgo avec mes grandes copines et complices de la guénille, Marielle et Diane! On se comprend, on ne se juge pas, on a juste du plaisir! C'était sur ma to-do list .  Petite déception : les quatre entrepôts visités (en deux heures) étaient pour ainsi dire vides, les plus gros tas de vêtements ne dépassant pas trois pieds de haut. Mais j'ai eu la main heureuse! Deux gros sacs à poubelle (les noirs, les plus grands...) de chandails et foulards aux belles couleurs, pour venir 'grossir' ma 'collection' (n'ayons pas peur des mots... mon 'accumulation') de lainages qui attendent d'être détricotés et transformés en de 'magnifiques' gants, mitaines, etc... Je me sens comme Séraphin avec ses sacs d'avoine ('C'est grave docteur?').

Pour le lunch, nous avions donné rendez-vous aux gars au Jack-in-the-Box situé, par un heureux hasard, à l'entrée du Flea Market de Hidalgo. Ils en revenaient d'ailleurs, les mains vides. Nous y sommes tous retournés parce que Ray voulait un BBQ. Finalement, le P'tit m'a amenée jusqu'à un vendeur de 'trésors' où il avait repéré un support pivotant pour la télévision... vous devinez la suite : il l'a acheté (et est en train de l'installer...).

Bref, une autre très agréable journée qui s'est terminée au Mambo, le restaurant préféré du P'tit. Intrigué par notre 'accent', un Américain s'est présenté à nous. Comme il souhaitait apprendre le français, je lui ai enseigné cette petite phrase qui l'a tellement amusé qu'il m'a enregistrée sur son téléphone intelligent : 'Voulez-vous coucher avec moi ce soir?' 

P.S. pour Solange : Cet Américain très sympathique, originaire du Minnesota, était installé à Casa del Valley à Alamo. Il est enchanté du parc qui est équipé pour les personnes handicapées.