samedi 19 mars 2022

La charge mentale d'une Germaine

Me revoici, après quelques mois d'inactivité, de confinement plus ou moins volontaire.



Je ne m'en suis jamais caché : je suis une Germaine. J'aime tout contrôler. Et je m'assume. Je suis à prendre ou à laisser.



Depuis quelques mois - voire des années maintenant - ma charge mentale s'est drôlement alourdie. J'aimerais bien mettre ça sur le compte de mon âge qui avance, sur mes capacités qui diminuent, mais ce n'est pas ça, j'en suis sûre. Comme là, je voudrais gérer bien des dossiers de front et j'y arrive tant bien que mal.

Certains événements sont venus troubler mes cartes. Dois-je vous les énumérer? Vous en connaissez au moins un... Mais je vous aime bien et je vais vous épargner ma longue litanie.

Ma vie «d'avant», c'est fini. Ma vie «d'après», je ne peux la prévoir. Et c'est ça qui me chicotte. Et que je dois accepter.

Je dois accepter que pour un certain temps, je ne serai pas le boss. Ce lâcher prise m'ouvre tellement de belles portes que j'envisage même de changer d'attitude. Des personnes reviennent dans ma vie, d'autres en sont sorties, de nouvelles apparaissent. De belles opportunités se présentent, auxquelles je n'ai jamais pensé. Je vois mon entourage autrement, leurs qualités, leurs défauts, leur toxicité... Je suis en train de me réconcilier avec l'humain, l'humanité. De réviser mes priorités. D'évacuer ma colère. Un long processus de guérison... 

J'ai le privilège d'avoir une assise stable, solide, rassurante. Mon vieux par exemple. Le Petit m'impressionne par sa vision, sa perception des événements. Il me grounde. Une chance qu'on ç'a!

Dans quelques mois, nous devrons décider si nous prenons cette sabbatique des sucres que nous passerions au Texas. Il nous faudra tenir compte de plusieurs variables : le prix de l'essence, la crise économique, la récession, la santé (évidemment), la dictature (ben oui...), le contrôle gouvernemental... Le jour de la marmotte, nous allons le revivre pendant quelques années encore... parce que certains trouvent ça ludique et que le 3 octobre prochain, ils voteront à nouveau pour leur bourreau. J'aimerais avoir cette boule de cristal, mais voilà, je ne suis pas plus fine que vous. Je vais économiser mes énergies pour le moment de prendre cette décision qui peut s'avérer lourde de conséquences économiques et mentales. Prendre la bonne, la meilleure décision... j'ai essayé de faire ça toute ma vie.

Je dis souvent qu'un éléphant, ça se mange une bouchée à la fois; il est temps que j'applique cette maxime à ma propre vie.



samedi 16 octobre 2021

Pause imposée

Vous reconnaissez ce bouton. Pause...



Nous ne nous étendrons pas ici sur les raisons de cette pause imposée, de cette parenthèse (brève, espérons-le...) dans notre vie. Nous la subissons avec toute la sérénité possible. La colère n'a jamais élevé personne. Il est futile de la nourrir.

A bientôt, parce que ce n'est pas fini!


vendredi 1 janvier 2021

Pour 2021

Mon amie Nicole n'a pas trouvé les traditionnels voeux de Bonne Année sur ce blogue. C'est vrai... Je lui ai dit que je l'avais négligé, ce blogue. C'est qu'en cours d'année, je n'ai rien trouvé de joyeux à raconter.



D'entrée de jeu, mes voeux pour 2021 se limiteront à ceux d'une année exempte de maladies, d'accidents, de deuils. Les plus importants et les plus sincères. Si vous la trouvez bonne, que vous éprouvez du plaisir, tant mieux pour vous! 

De 2020, je retiendrai que les vacances au Texas auxquelles on aspirait et dont on avait bien besoin, eh bien, elles ont été annulées; que les plus simples plaisirs que nous avions (déjeuner avec nos amis, prendre notre dessert et notre café au Tim par exemple) ont été compliqués, sinon exclus; qu'on est exaspérés par toutes ces mesures incohérentes et souvent futiles qu'on nous impose au nom de la santé publique. Mais c'est mon problème. Et j'ai (encore) droit de donner mon opinion (sans aller en prison!). Ne vous inquiétez pas pour ma santé mentale : je réussis encore à trouver des belles choses dans mon quotidien, à croiser de belles personnes. Heureusement! Ca me rassure sur le genre humain...