dimanche 4 juin 2017

Parodoxes

Résultats de recherche d'images pour « what happens to las vegas »D'accord... ce qui  se passe à Vegas reste à Vegas... mais vous me connaissez : j'ai la langue (si) bien pendue...


Je ne me suis doutée de notre destination qu'à la dernière minute et en me tentant le guide Ulysse sur Las Vegas, à la gare d'autobus de Montréal mardi dernier, Nicole confirmait mes doutes. J'étais prête pour cette belle aventure!

J'avoue que j'ai éprouvé un certain plaisir à ne pas connaître la destination de ce voyage décidé l'an dernier pour faire de notre soixantième anniversaire un événement mémorable. Je lui avais donné carte blanche. Principal critère : prendre l'avion. Pour le reste, je m'en remettais à sa grande expérience avec les voyages. Et elle ne m'a pas déçue... oh! que non...

Nous sommes donc débarquées à Las Vegas mardi en soirée, après un vol (initiatique pour moi) sans problème.  J'appréhendais une certaine panique qui ne s'est heureusement pas manifestée. Nicole nous avait réservé une belle chambre au Luxor, ce magnifique hôtel situé au sud de la Strip avec ce sphynx géant devant une pyramide de verre tout aussi géante. Avec un décalage horaire de trois heures et un vol de cinq heures dans un Airbus 319 (très) exigu, il est tard et nos vieux corps découvrent avec délice que les matelas sont comme des nuages...

Un aspect de notre escapade que j'ai beaucoup apprécié : nous prenions notre temps... Dans cette ville qui ne dort jamais, où la musique et les activités sont omniprésentes, où la température extérieure élevée et le soleil cuisant nous poussent dans les entrailles climatisées des nombreux hôtels, nous recherchions surtout la tranquillité de notre chambre et surtout du petit jardin voisin de la piscine avec ses arbres, ses fleurs et ses oiseaux... C'était la seconde visite de Nicole dans cette ville; elle m'a donc amenée aux endroits les plus intéressants.  Ne me demandez pas de vous les énumérer... c'est encore confus dans ma tête... mais j'ai tout aimé! Tout aimé!

Une impression domine : nous sommes dans une ville de paradoxes. La fébrilité non-stop et le luxe apparent (artificiel devrais-je dire) cachent bien les réalités de la vie nord-américaine, vous anesthésient, vous empêchent de réfléchir, de voir... Tout, mais tout, est démesuré. Tout est pensé pour détourner votre attention, votre regard, votre jugement... Avons-nous les moyens, mais surtout le besoin de cette démesure? En même temps, on vous ramène à cette belle réalité : chaque individu a le droit d'être tel qu'il est, de vivre comme il en a envie, d'être bien parmi cette diversité culturelle et ethnique. Les gens ont l'air heureux... L'homme fait aussi de belles et bonnes choses...

Je suis rentrée dans mes quartiers, avec le sentiment d'avoir vécu quelque chose de bien spécial, (bien) au-delà de mes attentes. Je me sens reposée en dépit de cinq journées actives (d'accord, après une bonne nuit de sommeil...). Il me reste à classer tout ça dans ma tête maintenant... et voir si je n'aurais pas de bonnes photos dans mon cellulaire...

P.S.  Nicole, ma précieuse amie, je te serai toujours reconnaissante... Récidive en vue...


dimanche 5 mars 2017

Un réveillon en mars

Le froid incroyable a ceci de bon : congé de cabane et permission de s'en éloigner!

Nos amis Jean et Solange ont réussi à nous faire sortir de notre chaude casa. Et mon Toyota a même démarré en dépit des -25 C. Faut le faire, avec sa batterie originale (2002)!



Retenus au Québec en raison de problèmes de santé, nous ne les avions pas revus depuis octobre et avions une sérieuse mise à jour à faire! Solange avait pour l'occasion enfilé son chandail de Noël et ses pantalons rouges (Jean était en camisole dans sa maison surchauffée) et nous attendait avec une délicieuse soupe aux pois (elle connaît les faiblesses du P'tit), des patates pilées (une autre de ses faiblesses), une tourtière et un ragoût de boulettes. J'ai apporté le dessert : un pouding chômeur tout chaud au départ de la maison mais froid à l'arrivée... allez savoir pourquoi...

Au Texas, nous anticipions le plaisir de ces retrouvailles, mais c'était bien en deçà de ce qu'on pouvait imaginer comme plaisir.  De voir Solange manoeuvrer comme avant sa fracture dans sa maison et Jean en pleine forme, c'était bien rassurant et surtout de bonne augure pour l'automne prochain. Nous avons pu jaser pas mal plus qu'avec Skype... et il nous en reste tellement à se raconter. J'ai le sentiment qu'une prochaine rencontre aura lieu bientôt. On s'est beaucoup s'ennuyé... Mais s'il faisait un peu moins froid la prochaine fois, ce serait bien, non?

lundi 20 février 2017

J'ai marié un Superman!

Nous sommes rentrés dans notre cour à 19h30. Le p'tit n'a pas eu à installer ses belles chaînes sur les roues du camion, mais j'ai fermé les yeux lorsqu'il a monté la côte du rang la pédale quasiment au fond...

Dans la cour, de la neige jusqu'aux rotules avec autant de couches de glace que d'épisodes de verglas... La souffleuse (et le souffleur) peinait à avancer pour nous faire un chemin vers la maison qui était barricadée par toute la neige tombée du toit.

Pour faire une histoire courte, sur le chemin du retour, nous avons couché à Livingston (TX), Marion (IL) et Flint (MI). Nous avons eu du soleil et de la chaleur chaque jour. Mais je n'en menais pas large avec la grippe qui se confirmait dans mon cas. Extinction de voix, donc extinction de doigts, d'où mon silence... Je dormais mal et avec cette démone de toux, je ne voulais qu'une chose : dormir!

Vous voulez savoir pour Superman....

D'abord, parce que mon Jacques a conduit chaque kilomètre de cette route, des journées de 14 heures...

Mais surtout parce qu'il nous a sortis de la m... samedi après-midi. Nous venons de faire le plein pour traverser Indianapolis en tout début d'après-midi. On sent un swingnage de la roulotte et un camionneur nous fait des signes en nous dépassant. On pense avoir une crevaison. On prend alors la prochaine sortie à un demi-mille de là (pas question de rester sur l'autoroute) et il y a une grosse station service avec, par chance, un truck service derrière. Nous avions perdu une roue. Le pneu, le mag, les studs du hub. Nous sommes samedi après-midi et tout est fermé le dimanche.... Le garage refuse de nous servir parce que c'est un V.R., et les cinq commerces spécialisés en V.R. (vous avez bien lu!!!!) contactés ont tous refusé de nous dépanner. Qu'a cela ne tienne, mon Superman a défait le hub et convaincu les gars du garage de lui prêter un marteau et un punch pour enlever les bolts cassées. Un des mécaniciens a été bien gentil et nous a trouvé un commerce de pièces d'automobile dans les environs. Nous avons détaché la Grosse pour aller chercher ces pièces. La priorité pour nous était aussi de retrouver la roue partie dans la nature... Nous avons repris l'autoroute et repassé sur le bord. Elle était là!!!!! Nous avons acheté les pièces cassées et quelques outils dans un petit commerce local où nous avons été servis par deux femmes extraordinaires! Et Jacques a remonté le tout en une heure!

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On se console en pensant qu'on a blessé personne, que ce n'est pas survenu en traversant Indianapolis, que la roulotte n'est pas brisée, et surtout que Jacques avait les compétences pour réparer le tout.

Mon Superman, c'est le P'tit!!!! Le meilleur!